2014
03
20

Récit de stage : alpinisme hivernal en Dauphiné : perfectionnement (2014)

 C’est sous un soleil radieux et un climat printanier que s’est déroulé le stage alpinisme hivernal organisé par la Commission Formation du Comité Régional Rhône-Alpes FFME. 5 stagiaires ont participé à ce stage :Philippe, Emilien, François, Eric et Michel, encadré par Julian Breuil, instructeur alpinisme FFME et guide de Haute-Montagne.

 

 

 

 1er jour : direction Chamrousse ! Objectif : la goulotte du bloc coincé, à droite du couloir de Casserousse.
On monte à la Croix de Chamrousse avec la télécabine, puis on descend en raquettes une partie du couloir de Casserousse. Les cordées s’équipent au pied de la goulotte.
Départ après les recommandation de Julian le guide qui nous encadre.
La goulotte est partiellement équipée mais on complète avec friends, câblés et même un piton.
On révise le relais sur deux points, le placement des points de renvoi et de progression.
La récommendation du jour : pas de points de renvoi sur le relais sauf si il comprend un goujon .

En redescendant, Julian trouve un rocher se prêtant bien au pitonnage. Armés de nos piolets marteaux, on pitonne à tour de bras en se rendant compte qu’un bon pitonnage n’est pas facile et réclame expérience et réflexion.

 2e jour : le temps est toujours très beau. Départ pour la goulotte à PP au Gerbier.
Après le gneiss de Belledonne, c’est sur le beau calcaire du Vercors que nous poserons nos protections.
On monte en télécabine depuis les Glovettes (Villard de Lans) jusqu’à 1720 m. Puis départ en raquettes en direction du Pas de l’Oeille. Arrêt sous un pin (à crochets ?) pour quitter bâtons et raquettes. On s’équipe au pied de la goulotte qui est toute en neige.
Pas de grosses difficultés, mais aucun équipement.
La règle du jeu : relais sur trois points. On est obligé de bien observer pour trouver 3 points assez proches et solides permettant l’installation des relais. Quelques lunules dans le rocher.
Au départ on révise le relai sen neige sur un piolet.
Le dicton du jour : “Un point douteux, c’est un point foireux !”
On tire quatre longueurs pour sortir.
Arrivés à la dernière longueur, on a droit à la visite de quelques bouquetins curieux sautant de rochers en rocher avec un aisance stupéfiante.
Descente par une pente de neige molle en s’espaçant de 50 m.
On rejoint la télécabine pour redescendre à Villard de Lans.

3e jour : la météo est plus capricieuse et annonce du vent et un ciel couvert.
Julian nous propose une journée glace dans le vallon de la Selle en Oisans.
On rejoint donc St Christophe en Oisans. Après une bonne heure d’approche on arrive dans le secteur des cascades. Il y a quelques cordées dans les Hémos, mais Julian avait choisit de faire “Les larmes du chaos”, cascade moins sensible aux spindrifts. La cascade est très belle et bien fournie en glace, qualité sorbet qui permet des ancrages béton. Par contre il faut chercher un peu la bonne glace pour brocher.
Arrivés au troisième relais, le vent se lève déclenchant des spindrifts.
Comme le vent doit forcir, Julian ordonne prudemment la redescente. Sage décision, car ça ne faiblit pas. La cascade voisine des “Larmes” bien à l’abri des coulées et bien nommée “le prix de la consolation” nous permet  de continuer à grimper.
Atelier lunules et relais sur trois broches. Julian nous montre le relais “précontraint”.
Redescente à St Christophe où l’on fait un arrêt à la Cordée.

 4e jour : Dimanche, dernier jour de stage qui a passé très vite.
La météo se remet doucement au beau, mais il y a encore du vent.
Julian nous propose le parcours Honegger aux Trois Pucelles. Une très belle course assez courte et variée qui permet de bien voir tous les aspects de l’assurage en mouvement dans une cordée de trois. Arrivée à la brèche Thorand, la première cordée fait la montée jusqu’à la Dent Gérard.
Le parcours est entièrement équipé, mais le jeu consiste à poser ses propres protections dans les nombreuses fissures de l’itinéraire et à se protéger efficacement lors des traversées d’arêtes en passant la corde derrière les nombreux béquets.
La brèche de la Grande Pucelle est franchie par une tyrolienne installée par Julian.

Conclusion
– Quatre belles journées en montagne.
– Un choix des courses bien adapté à l’enseignement (pas trop longue – mais très belles et intéressantes).
– Un guide sympa, calme et bon pédagogue.
– Cinq stagiaires motivés avec un excellent esprit.
– Un temps magnifique et une neige correcte malgré la chaleur.
Tous les ingrédients ont permis une réussite totale de cette formation.

C’est ici, pour voir toutes les photos du stage.

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