2018
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Bilan de l’audit des Sites Naturels d’Escalade (SNE)

Par Fabien 0

Le Collectif de l’Appel des Ouvreurs a lancé début 2018 un audit auprès des gestionnaires de SNE en France, quels qu’ils soient : Comités territoriaux FFME (ou CAF/FFCAM), clubs, ou simples individus. Il s’agissait d’identifier les fonctionnements habituellement rencontrés en matière de gestion des SNE et d’étudier l’impact des topos.

Cet audit a largement dépassé le seul cadre des signataires de l’Appel des Ouvreurs et le volume de réponses est déjà un élément de satisfaction en soit : 47 réponses représentant plus de 1100 sites et près de 60 000 voies répartis sur 33 départements français. Même s’il y a forcément quelques doublons (avec des sites qui se retrouvent dans plusieurs réponses), cet audit couvre au bas mot le tiers des SNE de France.

Les différents fonctionnements rencontrés :

Structures “avec topo” (34 réponses mais 80% des sites et 90% des voies)

Les auteurs de topos ont des origines diverses mais en terme de sites et de voies couvertes par des topos, les Comités FFME représentent une très grosse part (environ 75%).

La très grande majorité des réponses fait état de bénévolat à plus de 80% pour l’entretien des SNE mis à part quelques cas particuliers (voir “les contre-exemples” ci-après).

Les bénéfices des topos sont massivement reversés dans l’entretien et le développement de nouveaux sites : il n’est pas possible de faire mention de chiffres détaillés car il aurait fallu être plus précis dans la question posée mais dans un grand nombre de cas, au moins 50% des bénéfices « retournent aux falaises » (parfois indirectement en finançant un salarié).

Concernant les CT FFME, on note une forte présence de salariés participant à la gestion des sites : les structures en charge de topos font souvent état de salariés (pour 71% des sites et 62% des voies). Ces salariés sont souvent davantage en charge des relations avec les acteurs locaux (ouvreurs, propriétaires des terrains, élus et administrations locales, associations de protection de l’environnement) et ce rôle est vital. Ils participent aussi à l’entretien des SNE existantes (au maximum 50% du temps, dédiés aux seules SNE conventionnées pour les salariés issus de CT FFME). Quand il n’y a pas de salarié, ce sont des bénévoles FFME qui jouent ces rôles (et en l’absence de CT, ce sont des individus ou des clubs).

Les “contre-exemples” (6 réponses qui couvrent 23% des sites et 21% des voies)

Ces réponses qui représentent une proportion particulièrement faible des cas rencontrés font état d’un fonctionnement bien différent : le recours à des prestataires est “la norme” pour l’entretien des sites et le bénévolat est bien moins présent (de rien à 40%). Dans ces cas aussi, les bénéfices des topos sont majoritairement utilisés pour l’entretien des falaises. Une question reste toutefois posée : ce mode de fonctionnement permet-il d’intervenir sur l’ensemble des SNE dont ces structures indiquent avoir la charge ?

Structures “sans topo” (13 réponses mais moins de 13% des sites et 10% des voies)

Ces réponses ne sont pas significatives en terme de volumes de voies ou de sites, mais elles démontrent que tous les équipeurs, “petits ou grands”, se sentent concernés par cette problématique de l’entretien des SNE.

Hormis une réponse, tous interviennent bénévolement pour 90 à 100% du temps (et aucune des réponses « sans topo » ne dispose d’un salarié). Pour partie, ces interventions se font en relation avec des acteurs plus importants (notamment à travers la fourniture de matériel).

Le bilan complet

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